C’est reparti amateurs de films de genre. Jusqu’au 7 août 2011 :
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Au programme, Super, 1 film thaï (…), 5 long métrages chinois, 10 coréens, et une vingtaine de films en provenance du Japon. On retrouve des habitués (Takashi Miike, Sion Sono, Park Chan-wook), ainsi que le combo GANTZ en Live Action tant attendu. Personnellement ce qui me réjouit le plus c’est de découvrir le premier film en dehors de sa patrie du maître Iwai, “Vampire” ! C’est aussi l’occasion de revoir collectivement le classique Battle Royal, dont on fête une décennie de domination dans le genre.
À ne pas manquer: quoique… // MISES À JOUR 8.08.11 //
Haunters (a.k.a “Psychic“, Corée du Sud, 2010) Réal.:Kim Min-suk. Cast notable: Kang Dong-won (The Secret Reunion,Woochi).
Avis de l’amateur: Film d’action palpitant avec sci-fi humaine sophistiquée. Le scénario démentiel reprend les éléments époustouflants de Death Note et Code Geass. Remarquables jeu d’acteurs et effets spéciaux, jusqu’au moment où le dit scénario s’absente… Heureusement que ça flanche qu’à la toute fin. La photographie et la bande son sont parfaites, les scènes puissantes s’enchaînent à un rythme effréné. Presque un sans faute donc, si ce n’était pour cette fin faible voire carrément grotesque.
Invasion of Alien Bikini (Corée du Sud, 2011) Réal.: Oh Young-doo (The Neighbor Zombie).
Wow + WTF?? C’est du n’importe quoi. Au début on se réjouit de la surexploitation des genres, puis on se rend compte à la longue de la vacuité du tout. Projet ambitieux pas du tout abouti, où même les scènes de dérision ou de torture supposées délirantes tournent au vinaigre. Dommage, car artistiquement c’est bien monté. Présenté comme un film indépendant à tout petit budget, je salue le potentiel et le culot de l’oeuvre, en plus de lui donner le bénéfice du doute sur ses intentions puisque les sous-titres étaient mal agencés lors de la conclusion (une fable…).
Petty Romance (Corée du Sud, 2010) Réal.: Kim Jung-hoon. cast: Lee Sun-Kyun (Paju, Coffee Prince drama), Choi Gang-Hee (My Scary Girl).
And petty ending. Alors là on a tous les ingrédients de la comédie romantique coréenne délurée typique qui finit en indigestion. Avec quand même un petit plus fantaisiste – mal exploité – mais qui permet la relation “d’affaire” improbable entre les protagonistes. La fille est un vrai cadeau côté gags. 
Cold Fish (Japon, 2010) Réal.: Sion Sono (Suicide Club, Love Exposure).
Très dérangeant, comme on peut s’y attendre, mais cette fois pour toutes les mauvaises raisons. Ces les mêmes thèmes de la famille/individu/société/religion désaxés qui reviennent, et on voit clairement où il veut en venir, sauf que cette fois c’est assez vain, gratuit, caricatural à l’extrême, et peu recommandable. C’est drôle parce que certains disent que c’est du Sion Sono tout craché et tordu; pour ma part, passé l’ouverture-signature du film, je jurerai avoir vu un Takashi Miike. J’espère que dans Guilty of Romance ou son prochain Himizu, la tendance de choquer à tout prix ne sera pas le prétexte pour servir le voyeurisme et le sadisme refoulé du spectateur.
Gantz + Gantz Perfect Answer (Japon, 2011) Réal.: Shinsuke Sato. cast: Kazunari Ninomiya (Letters from Iwo Jima),Kenichi Matsuyama (Death Note, Don’t Laugh at My Romance, Norwegian Wood), Takayuki Yamada (Densha Otoko, Crows Zero).
Le premier film est une mise en contexte totalement nulle et à zapper. Le 2e, en revanche, est spectaculaire comme film d’action. Et c’est grâce aux “méchants” de l’histoire. Ito Ayumi (All about Lily Chou-Chou, Solanin) apparaît également dans ce volet sous un registre rafraîchissant.
MILOCRORZE A Love Story (Japon, 2011) Réal.: Yoshimasa Ishibashi (Oh! Mickey). cast: Takayuki Yamada!
Dommage que j’ai raté le premier quart d’heure. Parce qu’il semblerait que ce fut le meilleur avec le reste de la 1ère des 3 parties du film… Ce à quoi j’ai assisté était quelques fois édifiant dans le ridicule, très bien composé – en particulier pour une scène de combat au sabre chorégraphiée comme un tableau de kabuki – mais noyé dans une narration hasardeuse assez… euh… chiante. Un film magnifique mais pas suffisamment fou, excentrique, pour tenir la longueur.
Vampire (Canada, 2011) Réal.: Shunji Iwai (All About Lily Chou-Chou). cast: Yu Aoi (Hana & Alice, One Million Yen and the Nigamushi Woman).
La grosse déception, au niveau de l’écriture d’abord, puis du casting. C’est délicat à dire, mais il y a quelque chose qui n’a pas fonctionné. Tandis qu’Aoi Yu fait de la figuration, le personnage principal du prof de biologie, vampire par nature, n’inspire pas grand chose, et c’est probablement seule la soeur désespérée du flic qui parvient à véhiculer sa détresse mentale. Le film se veut expérimental, pourtant tout est trop normal, dans le sens banal, sans intérêt (oui, même les foutus ballons), ou tout juste effleuré. Qu’importe l’imaginaire collectif, les codes du genre et leur destruction: pas de fantastique, pas de vampire. Dans ce cas, vaut mieux être prévenu catégoriquement à l’avance plutôt que de lire partout que ce n’est pas votre film de vampire typique… Et puis c’est long. Il y a une capsule à la fin qui manque également de donner de la poésie à une histoire sans dimension. J’ai pas saisi, et à vrai dire j’ai trouvé hypocrites les applaudissements du public de Fantasia (quoique que beaucoup de monde soit sorti au cours de la séance). Si j’ai bien un biais en faveur du cinéma asiatique, je ne pense pas qu’il explique à lui seul la sensation qu’une direction d’acteurs japonais – avec une étudiante américaine en échange…- aurait atténué le malaise. Voilà, ça sonnait faux, malgré toute la beauté, la lumière, l’indisposition que la caméra de Iwai a capté.
√Add to checklist:
Quirky Guys and Gals (Japon); Birthright (Japon) ; Kill Me Please (Belgique) ; Red State (USA); Some Guy who Kills People (USA)
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